- Ouvrir très largement les professions réglementées à la concurrence (taxis, pharmacies, notaires, agents immobiliers, guides de tourisme…)
Une telle déréglementation permettra de soutenir la croissance pour un coût nul pour l’État. Naturellement, ces réformes remettront en cause les situations des professionnels concernés. Elles devront donc être mises en place progressivement lorsque nécessaire et accompagnées de dispositifs astucieux pour éviter de léser leur intérêt légitime. A titre d’exemple, une augmentation important du nombre de taxis réduirait le prix des licences dont la cession contribue souvent à la retraite des chauffeurs de taxi. Une solution serait donc d’attribuer les nouvelles licences créées aux détenteurs actuels de licences qui pourraient ainsi tirer bénéfice de leur cession. - Restaurer la liberté des prix et la liberté d’installation dans la distribution, l’hôtellerie et pour les cinémas.
- Soutenir le projet d’un éventuel accord de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.
Un tel projet est loin d’être acquis. En effet, si des négociations en vue d’un accord de libre-échange étaient effectivement lancées, les discussions seraient difficiles et l’issue incertaine. Pour autant, un éventuel accord permettrait de soutenir la croissance et de créer des emplois. La France doit donc soutenir cette perspective. - Aider les agriculteurs à structurer une filière de coopérative de vente directe dans les villes.
L’objectif de cette mesure est d’éviter la dépendance des agriculteurs au secteur de la distribution, non par une intervention de l’État dans les négociations mais par le simple jeu de l’offre et la demande. - Au sein d’un même groupe bancaire, séparer les activités de banque de dépôt et de banque d’affaires via une filialisation, sur le modèle préconisé par le rapport Vickers en Grande-Bretagne.
- Mettre en place une taxation très légère des transactions financières.
- Interdire les ventes à découvert d’actifs financiers sur la place de Paris.
La spéculation augmente la liquidité d’un marché financier et peut ainsi jouer un rôle positif sur l’économie. Mais elle peut également inciter au court-termisme et augmenter l’instabilité financière. Cette proposition vise donc à lutter contre les effets négatifs de la spéculation sans pour autant remettre en cause les mécanismes financiers d’ajustement des prix. - Lancer un grand emprunt d’État auprès des ménages.
La réduction de la dette publique est un impératif. Toutefois, cet exercice sera long. En parallèle, un emprunt auprès des Français permettrait de réduire la dette publique auprès des institutions financières. La charge de la dette serait ainsi moins dépendante des évaluations des agences de notation et de la conjoncture internationale. - Instaurer un système de portabilité des comptes en banque, pour les particuliers et les entreprises.
L’objectif est de rendre le changement de banque aussi facile que le changement d’opérateur téléphonique. Cette augmentation de la concurrence permettra de réduire rapidement les tarifs bancaires. - Mettre en place un système public et gratuit de paiement électronique permettant virement en ligne et paiement par carte chez les commerçants, gratuits à la fois pour l’émetteur et le destinataire.
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